Corentin, personne n’en voulait. Ni son père
envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa
mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est
une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des
vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où
habite l’aïeule, une vie recommence.À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.
Classique et déroutant. Nature blessée, hostile puis
renaissante. Humains perdus, hostiles puis en reconstruction, avec toujours les
mêmes démons et les mêmes rêves. Les loups prédateurs et l’Ouest, là où le
soleil se couche avant de renaître encore et toujours. L’homme qui chute et se
relève de ses cendres. De l’espoir finalement.
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