jeudi 14 mai 2020

"Nulle part sur la terre" et " Le Pays des oubliés" – Michael FARRIS SMITH

Roman noir

Nulle part sur  la terre :


Nulle part sur la terre - Michael Farris Smith - BabelioUne femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe.
Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l’attendent.
Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues.

La plupart des nouveautés étant sorties et aucun retour n’étant prévu à cause du confinement, j’ai cherché de l’inspiration dans les conseils de lecture des brochures du comité. J’ai jeté mon dévolu sur ce roman vanté par ma collègue Véronique dont je partage les goûts. Je l’en remercie car j’ai vraiment beaucoup aimé ce roman noir qui pose de nombreuses questions : Finit-on jamais de payer ses erreurs ou celles des autres ? Peut-on briser le cercle de la violence et de la vengeance ? Peut-on enrayer le mécanisme de la chute ?

Une écriture d’une grande finesse, des personnages émouvants, une réussite !

Sur ma lancée, j’ai lu le deuxième livre de Michael FARRIS SMITH que nous possédons :

Le Pays des  oubliés :

Le Pays des oubliés, de Michael Farris Smith - ENCORE DU NOIR !Abandonné à la naissance, Jack est passé d'orphelinats en foyers, avant que Maryann,  le prenne sous son aile. Aujourd'hui celle-ci vit ses derniers jours et sa propriété est menacée par les banques. Jack, qui veut à tout prix conserver cet héritage, doit trouver l'argent nécessaire. Mais, le corps cassé par une vie de combats, ravagé par de multiples addictions, il ne se sent plus la force d'avancer. D'autant plus qu'il a perdu l’enveloppe contenant les 12000 dollars qu’il doit à Big Momma Sweet, qui règne sur un empire du vice dans le delta du Mississippi.

Michael Farris Smith décrit toujours aussi bien le désespoir américain,  s'imposant  comme la voix des exclus, des survivants. Comme le dit si bien l’éditeur, ce roman noir oscille entre l’ombre et la lumière.


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